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Atelier de Sensibilisation Communautaire sur les 16 Formes de Violences Sexuelles dans le Territoire de Masisi
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Crise humanitaire à l'Est de la RDC : les populations autochtones face à un retour précaire après des années de déplacement

Publié jeudi 13th février 2025

Les communautés autochtones à l'Est de la RDC tentent de reconstruire leur avenir après des années d’instabilité.


Crise humanitaire et retour difficile des populations autochtones à Masisi.

Nord-Kivu : Un retour sous haute tension

Depuis l'intensification des combats au Nord-Kivu, notamment dans le territoire de Masisi, les populations autochtones ont subi des déplacements massifs. Selon la Commission Mouvements de Population, au 31 décembre 2024, 612 365 personnes déplacées avaient été contraintes de fuir, représentant 21,7 % des déplacés de la province.

En raison de la persistance des hostilités entre les FARDC et le M23, les localités situées le long des axes Sake-Bweremana et Sake-Kimoka ont connu une recrudescence des affrontements, forçant des milliers de familles à quitter leurs foyers. La prise de la ville de Goma par le M23 fin janvier 2025 a provoqué une nouvelle vague de déplacements, suivie d'un retour progressif des déplacés vers leurs localités d'origine dès début février.

Un retour dans des conditions précaires

Malgré une apparente accalmie, la situation reste fragile. Sur l'axe Sake-Kimoka, au 4 février 2025, 30 384 personnes (équivalent de 5 064 ménages) étaient revenues, soit environ 40 % des populations initialement déplacées. À cette date, dans la zone de Sake-Bweremana, 12 222 personnes (équivalent de 2 037 ménages) avaient été recensées, dont 455 ménages à Kihindo et 1 582 à Shasha.

Cependant, les conditions de vie sont déplorables. Beaucoup retrouvent leurs maisons détruites par l'érosion et les bombardements, sans accès à des services essentiels. Ces populations, ayant passé près de deux ans en déplacement, reviennent sans ressources et avec un profond besoin d'aide humanitaire.

Une vulnérabilité accrue pour les peuples autochtones

Les communautés autochtones, déjà marginalisées, font face à une double peine : en plus de la perte de leurs terres, elles souffrent de l'accès limité à l'aide humanitaire. Leur mode de vie traditionnel, axé sur la chasse et la cueillette, a été fortement perturbé par la déforestation et l'insécurité. L'urgence est de leur apporter un appui spécifique pour assurer leur survie et la restauration de leurs moyens de subsistance.

Un appel à l'action

Face à cette crise humanitaire, il est crucial de renforcer l'assistance aux populations de retour, en mettant un accent particulier sur les peuples autochtones. L'accès à l'eau potable, aux soins de santé, à un abri et à des activités génératrices de revenus est une priorité absolue. Sans une intervention rapide, la situation pourrait dégénérer davantage, laissant des milliers de familles sans protection ni avenir.




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Rapport Annuel de Monitoring de Protection 2024 – APEDH

Introduction

En 2024, l’Association pour la Promotion des Droits Humains (APEDH) a intensifié ses efforts pour documenter et répondre aux violations des droits humains dans le Nord-Kivu, une région de la République Démocratique du Congo marquée par des conflits armés persistants. Les violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG), les abus et exploitations sexuelles (AES), ainsi que d'autres atteintes graves aux droits humains ont été au cœur des activités de monitoring menées par l’organisation. Ce rapport détaille les activités, résultats, défis et perspectives pour renforcer la protection des communautés affectées.

Activités réalisées

Tout au long de l’année 2024, l’APEDH a conduit plusieurs actions majeures :

Documentation des cas de protection : 954 cas, incluant des violences sexuelles, des meurtres, des kidnappings et des arrestations arbitraires, ont été recensés dans les territoires de Masisi, Nyiragongo, Lubero et Goma.
Consultations et plaidoyers : Collaboration avec des leaders locaux pour la sensibilisation et la résolution de conflits, libération de détenus et accompagnement juridique.
Supervision des APS (Acteurs de Protection Sur le terrain) : Encadrement et évaluation réguliers des activités menées sur les sites comme Makao II.
Résultats et impact

Cas monitorés par catégorie :

Un total de 954 cas a été enregistré, répartis entre violences physiques (80 cas), violences psychologiques (64 cas), mariages forcés (61 cas), et autres formes de violations graves. Décembre a connu le pic le plus élevé avec 227 cas signalés.
Catégorie Total Annuel
VSBG 117
AES 91
Kidnappings 110
Meurtres 308
Incursions 67
Arrestations 56

Difficultés rencontrées

La peur de représailles empêche les victimes et témoins de signaler certains cas.
L'absence de réseau téléphonique dans certaines zones complique la communication.
Conflits de pouvoir entre groupes armés, notamment à Nzulo.
Insuffisance des moyens logistiques pour accéder aux zones reculées.
Leçons apprises
Les interventions de l’APEDH ont montré que :

Un traitement équitable du personnel améliore la performance des équipes.
Le partage d’espace de travail nécessite des ajustements pour éviter des perturbations.

Recommandations

Intensifier la sensibilisation pour réduire les violences basées sur le genre.
Renforcer les partenariats avec des organisations locales et internationales.
Mobiliser davantage de ressources financières pour soutenir les victimes.

Activités planifiées pour 2025

Poursuivre la documentation et le

signalement des violations dans les zones ciblées.

Renforcer les mécanismes de feedback communautaire pour une meilleure prise en charge.

Plaider auprès des autorités locales pour des mesures de protection plus strictes.
Conclusion

En dépit des défis, l’APEDH continue de jouer un rôle central dans la défense des droits humains au Nord-Kivu. Ses efforts de monitoring et de plaidoyer contribuent à sensibiliser, protéger et accompagner les populations vulnérables dans cette région en crise.

Fait à Goma, le 09 janvier 2025
Philippe KASSA
Rapporteur


Sensibilisation des élèves de Nzulo sur les violences sexuelles

Le mardi 19 novembre 2024, en collaboration avec l'UNODC, Action pour la Paix, l'Éducation et la Défense des Droits Humains (APEDH) a organisé un atelier de sensibilisation à l’intention des élèves à Nzulo, dans le territoire de Masisi. Dans une province marquée par les conflits armés et des pratiques coutumières souvent incompatibles avec les lois en vigueur, les violences sexuelles demeurent un sujet tabou, fréquemment ignoré par la communauté. Cet atelier visait à briser le silence autour de ces violences et à promouvoir une prise de conscience collective.

Nelson Mandela disait : « L'éducation est l'arme la plus puissante que l'on puisse utiliser pour changer le monde. » Fidèle à cette vision, l'APEDH a réuni 50 élèves issus de plusieurs institutions pour participer à une session participative riche en échanges et réflexions.

De 13h00 à 16h00, les participants ont exploré sans tabou les 16 formes de violences sexuelles reconnues par la Loi Congolaise nº 06/018 du 20 juillet 2006, notamment l’attentat à la pudeur, le viol, l’incitation de mineurs à la débauche, la prostitution forcée, le harcèlement sexuel et le mariage forcé. L’objectif : transformer ces élèves en relais communautaires pour sensibiliser leur entourage et briser la chaîne du silence.

Un engagement collectif pour le changement
Certaines violences sexuelles, telles que la transmission délibérée d’infections incurables ou la prostitution des enfants, restent particulièrement préoccupantes dans le territoire de Masisi. Monsieur Arsène NGURU, chef de projet et principal orateur, a souligné l’importance de signaler ces abus pour protéger les victimes et prévenir de nouveaux cas.

L’atelier a laissé une empreinte durable sur les participants. Hermann BWIRA, élève de l’Institut Mahindule en 2e Humanités Pédagogiques, a signé un engagement en faveur de la lutte contre ces violences. Il a exprimé son désir de devenir un acteur du changement dans sa communauté.

Témoignages inspirants
Monsieur Nakasheny Aime, délégué du préfet de l’Institut Mahindule, a clôturé l’atelier par un discours encourageant :
« Nous sommes honorés que nos élèves aient été choisis pour cette activité. Grâce à cet atelier, ils possèdent désormais les connaissances nécessaires pour sensibiliser leurs amis, leurs familles et leur entourage. Il est essentiel de signaler tout cas de violence sexuelle, même lorsque les auteurs sont des enseignants ou d’autres figures d’autorité. Aucun arrangement à l’amiable n’est acceptable en matière de violences sexuelles. Nous espérons que cette initiative ne s’arrêtera pas ici et qu’elle touchera toute la communauté, car ce combat nous concerne tous. »

Cet atelier constitue une étape importante dans la lutte contre les violences sexuelles à Masisi et témoigne de l’engagement de l’APEDH et de ses partenaires pour bâtir une communauté plus sûre et plus respectueuse des droits humains.

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