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Actualité

La population de Goma critique le bilan à mi-parcours de la CENI

Publié vendredi 31st mars 2023

Bulletin d’alerte sur le monnayage des cartes d’électeur dans la ville de Goma


En date du 15 Février 2023, la Commission Electorale Nationale et Indépendante-CENI en sigle a lancé dans la province du Nord-Kivu le processus d’identification et d’enrôlement des électeurs pour les élections qui vont avoir probablement lieu cette même année.

Mais, bien que la centrale électorale vient de prolonger quinze (15) jours de marge pour les opérations d’identification et enrôlement des électeurs dans l'Aire opérationnelle trois (AO3), La population de la ville de Goma au Nord-Kivu reste pessimiste des résultats que réalisera la CENI pendant cette période de prolongation.

Une majorité absolue des requérants de la nouvelle carte d’électeur pensent que la Commission Electorale Nationale Indépendante ne saura jamais atteindre tous les électeurs. Nombreux pensent que, le bilan de la CENI reste mitigé pour une période d’un mois malgré l’engouement qui a été enregistré devant les centres d’enrôlement en ville de Goma.

« Avec 22% du total des enrôlés en un mois nous pensons que c’est trop peu. Si c’est ça le résultat pour cette longue durée, est-ce qu’en quinze (15) jours cette même CENI sera à mesure d’enregistrer et enrôler plus de 70% qui reste ? Nous pensons que la CENI doit revoir sa façon de travailler en se référant aux enrôlements des échéances précédentes », pense un habitant interrogé par notre reporter.

Par ailleurs, les autres habitants se questionnent sur qui sont ceux qui se font enrôler et surtout sur le pourquoi de ce monnayage qui est sournois dans les différents centres. Pour eux, ces résultats restent le fruit du désordre à grande échelle qui s’enregistre dans le chef de la CENI.
Ils citent la vétusté et l’insuffisance des machines face à une croissance trop accrue de la population en âge de se faire enrôler. Ceux-ci pensent à cet effet à une politique visant à réduire le nombre de sièges pour la province du Nord-Kivu.

Quelques questions méritent d’être posées :
- Pensez-vous que derrière ça se cache une politique de vouloir réduire le nombre de sièges à Goma ?
- Les agents de la CENI sont payés par le gouvernement congolais ?
- Par rapport au nombre élevé de la population, les machines suffisent ?
Toutes ces questions ont tenté d’être répondues par nos lecteurs, analystes et acteurs de la société civile qui ont aussi donné leurs avis.
La société civile Bonne Gouvernance BG en sigle reste aussi insatisfaite de ce bilan car elle pense que tous les désordres décriés par la population doivent être pris en compte pour améliorer les prestations de la centrale électorale. Etienne KAMBALE, président de ce mouvement citoyen appelle à cet effet la population à dénoncer tout distinctement ces opérations pour s’assurer que la targette est atteinte et que le tout dernier citoyen Congolais accède à sa nouvelle carte d’électeur.

Cette révélation a aussi été faite par le député national Jean-Baptiste KASEKWA au cours d'une conférence animée en ville de Beni sous le thème : “Défis d'accès à la carte d'électeur au Nord-Kivu : enjeux, conséquences et pistes de solution.”

Selon Jean-Baptiste KASEKWA la distribution des kits électoraux et répartition des centre d’enrôlement sont également sujet de monnayage dans la ville de Goma car cette distribution ne pas conformer à celle de 2018.

Selon un des notables du Nord-Kivu Jonas KASIMBA, qui souligne que plusieurs leaders politiques et leaders de la société civile du pays continuent à dénoncer l'amateurisme de l'équipe CENI qu'ils accusent de préparer un hold-up électoral suite aux irrégularités observées dans les opérations d'enrôlement en cours à travers le pays.

Dans plusieurs centre d’enrôlement dans la ville où notre équipe a passée entre autre à l’EP : Baraka, Carmel, Scout, Tanganyika, Rutoboko, Mapendo, les Volcans et tant d’autres, bon nombre de la population parle de monnayage au niveau des centre d’enrôlement car les agents de CENI demandent une somme d’argent de 2000fc, 5000fc ou voir même 10000fc pour avoir accès à la carte d’électeur. Sans cette somme d’argent l’accès à la carte semble être difficile.


En date du 05 mars dernier, une femme qui réside dans le quartier Kasika, avait était victime de ce monnayage au niveau d’un centre d’enrôlement.

Ce phénomène « Makuta Mbele » bas record presque dans tous les centres de la ville de Goma.
Notre recommandation, entant qu’organisation de droits congolais, est en deux sens par rapport aux autorités congolaises mais aussi aux agents de la CENI :

Aux autorités congolaises :
- Une prolongation de l’enrôlement jusqu’au mois de mai car jusque-là, 22% des populations qui possèdent déjà leurs cartes.
- Veiller à la sécurité de la population aux centres d’enrôlement car certains agents de l’ordre commettent des infractions au niveau du centre.

A la commission nationale indépendante CENI en sigle :
- Veiller au payement des agents à temps pour ne pas intercaler le processus en cours, de ramener les kits qui ont terminé la même opération dans autres aires opérationnelles vers l’aire 3 pour accélérer le processus et permettre à toute la population de la ville de Goma d’avoir une carte électorale en bon état.


- L’octroi des duplicatas aux personnes dont les cartes s’effacent rapidement et d’augmenter le nombre des machines d’enrôlement dans les centre.

Terminons en disant que, il est donc essentiel que la CENI et les autorités congolaise prenne en compte les préoccupations des citoyens et prenne les mesures nécessaires pour améliorer la qualité de leurs travailleurs.




1 Commentaire sur c'est article


Edouard
mardi 4th avril 2023
C bizarre vraiment.

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Accès à un logement convenable : Un projet de construction d'abris pour la population Kumu déplacée à Nyiragongo

L’accès à un logement convenable, abordable et respectant l’intimité et la dignité de chaque individu est un droit fondamental. Dans ce cadre, l’APEDH, avec l’appui de la fondation mondiale AZIMUTH, a lancé le 20 juin 2024, la construction de 30 abris provisoires et d’un point d’écoute pour les déplacés de la population autochtone Kumu occupant le groupement de Buvira, à Makao II, dans le territoire de Nyiragongo.

Les habitations actuelles étant en état de délabrement extrême, les femmes et les filles courent un risque accru d'être victimes de violences basées sur le genre (VBG) et d’exploitation et abus sexuels (EAS), ce qui peut entraîner des maladies, des décès, des suicides, de la pauvreté et le rejet social des victimes. Le mois dernier, 13 cas de VBG et d’EAS ainsi qu’un cas de meurtre par strangulation ont été enregistrés.

Des études montrent que l’autonomisation financière des femmes pourrait aider à réduire et à combattre les inégalités, les maladies sexuellement transmissibles (MST) et les infections sexuellement transmissibles (IST), ainsi que les VBG et les abus sexuels. Dans ce but, après avoir sensibilisé les femmes et les filles autochtones Kumu sur la santé sexuelle et reproductive, elles ont été regroupées en Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC).

Le mardi 25 juin 2024, l’APEDH a effectué une visite de suivi des activités en cours dans le groupement de Buvira pour les femmes et les filles autochtones Kumu. Après avoir discuté avec l’APS sur les différents cas de VBG et d’EAS enregistrés et leur gestion, la cheffe de projet, Madame Brigitte Muzire, a profité de l'occasion pour soumettre ses besoins en matériel et fournitures ainsi que ses difficultés à l’APEDH pour la poursuite des activités.

La nécessité d'une consultation communautaire s'étant à nouveau imposée, la cheffe de projet a rencontré plusieurs chefs de villages et notables pour régler certains différends et leur fournir plus de détails sur le projet en cours.

Toujours dans le cadre du suivi des activités en cours, l’équipe de l’APEDH déployée sur le terrain s’est entretenue avec l’équipe responsable de la construction des abris provisoires et du point d’écoute pour s'enquérir des différentes difficultés rencontrées. Monsieur Musa, membre de l’équipe de construction, déplacé et originaire de Kibumba, nous a guidés et donné des informations essentielles sur les abris en construction.

« Les abris sont de type semi-durables, construits en bois et couverts de bâches, de surface rectangulaire, avec une longueur de 3,4 m et une largeur de 2,5 m. Chaque abri comporte une porte d’entrée, une porte permettant d’accéder à la chambre, ainsi qu’une fenêtre », a-t-il confié à l’officier de communication de l’APEDH.

Après avoir discuté avec quelques déplacés en situation de handicap, l’équipe de l’APEDH a parcouru le groupement de Buvira pour suivre l’évolution des AVECs déjà créées par les femmes et les filles, majoritairement membres de la communauté autochtone Kumu, dans le territoire de Nyiragongo.

Quatre AVECs sont déjà en place, chacune composée de 25 femmes et filles. Madame Odette, déplacée et présidente de l’AVEC Tuungane, a tenu à remercier l’APEDH et la fondation mondiale Azimuth pour leur soutien aux femmes et filles autochtones Kumu. Après avoir échangé avec les différentes présidentes des AVECs, il a été constaté que les besoins et les difficultés rencontrées sont similaires. Essentiellement composées de femmes et filles déplacées par les conflits, ces AVECs fonctionnent, mais avec des insuffisances en kits et matériels nécessaires à leur bon fonctionnement. Grâce à l’appui de la Fondation mondiale Azimuth, l’APEDH prévoit de doter ces AVECs en kits matériels et fournitures pour leur bon fonctionnement, visant l’autonomisation financière et la réinsertion socio-économique des femmes et filles, anciennes et nouvelles victimes de VBG et d’EAS.

Affaire à suivre !

Dans le cadre du projet visant à engager la communauté locale Kumu dans la promotion de la santé sexuelle et reproductive et la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), l'APEDH a organisé, ce jeudi 23 mai 2024, un atelier de sensibilisation pour les femmes et jeunes filles autochtones Kumu en territoire de Nyiragongo, province du Nord-Kivu.

L'atelier, tenu dans le groupement de Buvira et dirigé par la cheffe de projet, a abordé les causes et conséquences des maladies et infections sexuellement transmissibles (MST et IST), ainsi que les mesures de prévention et de lutte contre ces maladies. Cette activité a permis de traiter de manière interactive et participative les questions relatives aux différentes maladies et infections sexuellement transmissibles, tout en soulignant l'importance des mesures barrières pour les combattre.

En outre, l'APEDH prévoit une prise en charge psychologique des victimes et leur réinsertion économique. Pour la prise en charge médicale et l'accompagnement juridique et judiciaire, l'organisation procédera par le référencement des survivants vers des structures appropriées.

Trente femmes et jeunes filles ont participé activement à cet atelier enrichissant et bénéfique à plusieurs égards. Elles ont exprimé leur satisfaction à l'issue de l'activité et se sont engagées à promouvoir la santé sexuelle et reproductive, afin de lutter contre les MST et IST au sein de la communauté Kumu et en territoire de Nyiragongo.

L'atelier a été entièrement interactif, permettant aux participantes de partager leurs expériences et réalités vécues. Ces échanges ont été accueillis avec bienveillance par l'APEDH et les autres participantes, car s'ouvrir est souvent une étape essentielle vers une paix intérieure et une bonne santé mentale.

Pour accompagner ces femmes dans leur réinsertion économique, l'APEDH leur fournira des outils et matériels tels que des caissettes, carnets, cadenas, tampons, stylos et cahiers ministres. Elles seront également organisées en plusieurs Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC), afin de favoriser leur autonomisation financière, considérée comme une voie essentielle vers l'égalité des sexes, l'éradication de la pauvreté et une croissance économique inclusive.

Accroître le nombre de femmes et jeunes filles autonomes est l'une des missions principales de l'APEDH. Cette autonomisation financière est également une excellente stratégie pour lutter contre les MST et IST, tout en promouvant une bonne santé sexuelle et reproductive en territoire de Nyiragongo.

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